Bonjour,
Dans votre cas : c’est le planning réellement réalisé (temps de présence effectif) qui doit être pris en compte, et non le planning prévu.
Dans votre cas, votre employeur vous a fait partir plus tôt trois jours (réduction de 1h30 au total), puis vous avez travaillé 1h30 supplémentaire le samedi. Au final, sur la semaine, vous avez effectué exactement 24h de présence effective.
Vous n’avez donc pas dépassé votre durée contractuelle hebdomadaire de 24h, et votre employeur n’a pas à vous payer d’heures complémentaires majorées.
Les heures complémenta ires sont définies comme les heures effectivement accomplies au-delà de la durée de travail prévue au contrat. Puisque vous n’avez pas dépassé les 24h effectives, il n’y a pas d’heures complémentaires à rémunérer.
Concernant votre seconde question, vous avez raison : l’appréciation des heures complémentaires doit se faire selon la période de référence de votre contrat.
Votre contrat indique 104h mensualisées (soit 24h hebdomadaires). La jurisprudence a précisé que lorsque la dure de travail du salarié à temps partiel est fixée sur le mois, l’interdiction d’atteindre la durée légale s’apprécie à la fin du mois et non semaine par semaine.
Toutefois, pour le décompte des heures complémentaires elles-mêmes, elles s’apprécient par rapport à la durée contractuelle, qu’elle soit hebdomadaire ou mensuelle. Dans votre cas, avec un contrat de 24h hebdomadaires, c’est bien sur la semaine que le décompte s’effectue.
Enfin, Toute modification de la répartition des horaires doit être notifiée au salarié à temps partiel au moins 7 jours avant la date à laquelle elle doit avoir lieu.
Lorsque votre employeur modifie vos horaires sans respecter le délai de 7 jours (ou 3 jours en cas de circonstances exceptionnelles), l’article 13.2 de la CCN HCR prévoit expressément que vous bénéficiez de contreparties :
En priorité : les contreparties définies par un accord d’entreprise ou d’établissement, si votre établissement en dispose.
À défaut d’accord : un repos compensateur de 10% des heures effectuées par jour de retard par rapport au délai de prévenance de sept jours.
En pratique
Si l’employeur vous prévient par exemple 5 jours à l’avance au lieu de 7 jours, et que vous effectuez 18 heures de travail pendant ces 2 jours de retard, vous bénéficiez d’un repos compensateur de 10% calculé sur ces 18 heures.
Important
La CCN HCR ne prévoit pas d’autres sanctions spécifiques comme une requalification automatique du contrat ou une nullité de la modification. Les seules contreparties expressément prévues dans votre convention collective sont celles mentionnées ci-dessus.
Il convient donc de vérifier si un accord d’entreprise existe dans votre établissement, sinon c’est le repos compensateur de 10% qui s’applique