Renouvellement présumé de période d'essai - convention SYNTEC

Bonjour,

Je viens vers vous pour obtenir un avis sur ma situation professionnelle du moment.

J’ai été embauché pour une prise de poste début novembre 2025. Le contexte : l’entreprise venait de fermer une agence régionale, beaucoup d’incertitudes autour du secteur d’activité (énergie renouvelable) et vente de l’entreprise (aux alentours de l’été ou l’automne 2026). Et moi qui quitte un contrat dans le même secteur, pour venir dans cette boîte à l’autre bout du pays.

Embauché sous convention SYNTEC, avec période d’essai de 4 mois. Le contrat d’embauche évoque bien la possibilité de prolonger la période d’essai de 4 mois supplémentaires. La mention en question : "Cet engagement ne deviendra définitif qu’à l’expiration d’une période d’essai de 4 mois de travail effectif, renouvelable une fois pour une même durée de 4 mois de travail effectif, période durant laquelle les parties seront libres de mettre un terme à la relation de travail sans motif, sous réserve de respecter le délai de prévenance institué par la Loi".

En parallèle, la convention précise, dans son article 3.4 que « La période d’essai et la possibilité de la renouveler ne se présument pas. Elles sont expressément stipulées dans la proposition d’embauche ou le contrat de travail ». Et également : Le renouvellement de la période d’essai est exceptionnel et doit faire l’objet d’un accord écrit du salarié et de l’employeur".

Je précise que, lors des entretiens d’embauche, je n’ai pas pensé à poser de questions concernant la période d’essai et que l’employeur ne m’en a pas précisé les conditions.

Le sujet étant le suivant. Mon premier jour de travail étant le 03/11, je comprends avec étonnement que la fin de ma période d’essai a lieu le 02/07 de l’année suivante, soit 8 mois plus tard. Mon responsable m’explique que c’est une habitude de l’entreprise qui estime que les 4 mois ne sont pas suffisants pour juger des compétences du salarié sur le métier en question. Gros coup de froid mais aussi premier jour de travail, on va faire avec. Je précise que les 8 mois de période d’essai ont été « formalisés » quelques jours avant sur ma messagerie professionnelle via des invitations à des points d’étape (tous les 2 mois environ) allant jusqu’au 2 juillet. Ils ont donc clairement fait le choix de renouveler la période d’essai avant même que je commence à travailler. Je précise aussi que l’entreprise m’a tout de même fait signer un papier au bout de 3 mois environ, m’indiquant le souhait de prolonger la période d’essai (signé une première fois, et contresigné une seconde fois, à la demande de l’entreprise, en changeant la date pour que ça rentre dans les clous du délai de prévenance). Naïf…

Je prends connaissance de la convention et à sa lecture, je comprends qu’un renouvellement de période d’essai ne se présume pas et se fait de façon exceptionnelle. Ce qui me met un gros doute sur le caractère légal de ce qu’a fait l’entreprise.

Depuis ce jour-là, j’ai ce sentiment que mon employeur me l’a fait à l’envers. J’ai remonté le sujet à mon responsable direct et à la RH. La réponse étant qu’ils pensaient l’avoir évoqué à l’entretien. Mon responsable m’a laissé entendre qu’il était conscient que c’était un peu « border » de la part de l’entreprise. Je leur ai indiqué vouloir un positionnement de leur part sur ma période d’essai avant la deadline règlementaire en mettant en avant le fait que la situation m’impactait en termes de projection dans l’entreprise, surtout dans le contexte de vente de l’entreprise et de manque d’informations internes à ce sujet qui auraient pu être communiquées par l’employeur.

Aujourd’hui, nous sommes en mai et mon employeur vient de m’annoncer la rupture de ma période d’essai.

Je l’ai vraiment mauvaise sur la gestion humaine de mon cas. Aujourd’hui je me questionne sur le caractère légal de ce renouvellement de période d’essai, au regard du droit et de la convention en question.

Si certaines ou certains d’entre avez un avis éclairé sur la situation, je suis preneur.

Merci de m’avoir lu et bonne journée à vous. Et en attente de vous lire.

Bonjour,
Ce que vous décrivez est illégal, mais vous avez signé le mauvais papier.

Si vous avez la preuve de ne pas avoir donné votre accord pour le prolongement de la période d’essai avant la fin de la première échéance, vous pouvez aller voir un syndicat pour voir comment glisser à cet employeur peu scrupuleux des mots clefs comme « arrangement à l’amiable » ou « prudhommes ».

Mais sinon, hélas, c’est cuit, car je doute que l’entreprise admette l’entourloupe sous une forme juridiquement exploitable.

Quand on vous soumet un papier, ne le signez jamais sans être d’accord avec le contenu (même au poste de police : on n’a pas besoin de votre signature pour vous inculper d’un truc). Ayez dans un coin de votre tête des excuses « je préfère lire ça à tête reposée ».

Dans votre cas vous auriez aussi pu ruser en mettant la date du jour et en jouant les naïfs.

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Merci de votre retour. Effectivement, avec le recul, je suis tout à fait d’accord avec vous et ne ferai pas l’erreur deux fois. Je n’ai pas de preuve malheureusement. Les seules preuves que j’ai étant des captures d’écran des invitations de mon chef aux point d’étape de la période d’essai, indiquant clairement que celle-ci prendrait fin au bout de 8 mois (et donc décidé avant même que je commence mon contrat de travail).

Bonjour,

Tant que vous avez signé le renouvellement et que celui-ci n’est pas daté à une date ultérieure au dit renouvellement… 0 recours.

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