Bonjour à toutes et tous,
Je viens à vous pour avoir un autre point de vue ou avis, ayant déjà posé mon cas à un juriste ainsi qu’un avocat du droit du travail et affaires.
Mon ancienne entreprise que j’ai quittée récemment ne m’a pas versée un reliquat de prime à laquelle j’avais droit. Cette entreprise versait quelques petites primes, en compensation de taux horaires au minimum et de pas mal de temps de pause décomptés. Ce qui est courant dans mon secteur (Transport, convention coll. 0016).
Était en place deux petites primes mensuelles pour ne pas avoir dégradé les véhicules ou l’utilisation des outils informatisés. Et en parallèle une prime d’assiduité versée tout les 6 mois, pour eviter les journées d’absence injustifiées. Primes récurrentes depuis une 15aine d’années, donc considérées comme contractuelle.
Je suis resté env. 14 mois dans cet entreprise. Étant arrivé en cours d’année, je n’ai pas eu le paiement partiel de la première prime d’assiduité. On m’a vaguement expliqué qu’elle serait reportée sur la prochaine, mais ça n’a pas été le cas non plus. L’explication était qu’ils se référaient aux conditions d’attribution indiquées sur une ancienne note de service de 2012 datant de l’ancien patron. Ces conditions sont totalement lunaires et hors cadre, elles incluaient les retards, les arrêt maladies, les absences pour décès d’enfant ou parents, et même qq éléments totalement hors sujet avec l’assiduité comme la tenue (mettre le polo sous la ceinture ou le bas de pantalon dans les chaussure ! ). Ma supérieure s’est donc référé à cette vieille note de service et ces conditions pas très légales de l’ancien patron (un peu barge pour rester poli, bien connu dans mon métier
). De plus cette prime avait une condition de type periode d’essai blanche pour les nouveaux venus dans la boite, qui faisait qu’en fait dans tout les cas on se faisait sucrer la prime pour les 6 premiers mois, aussi assidu soit on.
Sur ces 14 mois je n’ai eu qu’un retard de 25-30 minutes, qui ne m’a jamais été notifié. Et qui selon les conditions de leur note de service sur cette prime n’est pas valable pour la supprimer.
Je n’ai eu au final qu’une seule prime juste avant mon départ.
[TLDR]
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En résumé, je n’ai eu sur 14 mois que 6 mois de prime.
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Il me manque donc le prorata temporis équivalent à 8 mois
D’après les infos du juriste, de l’avocat plus mes propre recherches (ou je suis tombé sur pas mal de compte rendu de tribunaux sur legifrance, avec notions de discrimination dans les cas de supression de prime pour cause d’AM, entre autre) :
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Une ou des primes récurrentes sont considérées comme contractuelle
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Une ou des clauses/conditions non légales sont considérées comme nulles (léonines)
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Une prime est considérée comme élément du salaire et est donc proratisée
Est-ce que je suis dans le vrai et suis bien légitime à avoir demander le paiement du prorata ?
Recu hier un mail de la hiérarchie (au bout de 3 semaines, soit disant leur avocat était en vacance…). Voici leur point de vue :
"Concernant, la prime d’assiduité, une note de service était à votre disposition où il est clairement indiqué une présence de 6 mois pour en bénéficier.
Nous ne proratisons en aucun cas cette prime en cas de sortie en cours d’année. Nous vous rappelons que cette prime n’est pas une prime « légale » ; elle est à l’initiative de l’employeur et par conséquent les modalités sont également définies par l’employeur."
Merci !