Démission : interrogation au sujet de la réponse de l'employeur

Bonjour à toutes et à tous et merci pour la mise à disposition de cet espace,

Voici le cas :

  • Je suis actuellement en C D I ,
  • Depuis le 15/06/2015,
  • Actuellement en arrêt de travail,
  • J’ai transmis ma démission via un courrier A/R sans équivoque,
  • Courrier A/R reçu le 20/04,
  • Convention Collective : Métallurgie,
  • Ma convention Collective, à laquelle se réfère mon Contrat de Travail, stipule que pour ma classification ( D 8 ), mon préavis est de 2 mois calendaires,
  • Cela ouvre mon préavis pour un départ au 20/06/2026,
  • Mon arrêt de travail, actuellement renouvelé jusqu’au 17/05/2026, sera probablement prolongé jusqu’à la fin de mon contrat,
  • Selon ma lecture des textes, le fait d’être en arrêt de travail et d’avoir transmis ma démission ne repousse pas le préavis, et le contrat, dans tous les cas, se terminera le 20/06/2026.

Je sollicite vos avis suite au contenu du courrier recommandé A/R reçu ce jour de la part de mon employeur, car plusieurs points me dérangent :

  • J’y décèle au moins une inexactitude, et je ne comprends pas pourquoi elle a été écrite,
  • Je sens un « piège », mais je ne sais pas lequel,
  • Je suis Technicien dans le domaine de l’industrie, donc totalement béotien dans le domaine du droit du travail,
  • Je ne suis pas syndiqué, donc je n’ai pas d’appui sur lequel me reposer,
  • Le contenu du courrier fait que je suis désormais réticent à me tourner vers mes R.H., ayant totalement perdu confiance.

Voici le contenu du courrier :

*"Objet: Courrier réponse à votre lettre de démission

Monsieur,

Vous nous avez fait part dans votre courrier daté du 15 avril 2026, de votre souhait de quitter l’entreprise en démissionnant de votre poste actuel de XXXXXX XXXXXXX.

Selon la convention collective applicable dans notre entreprise et conformément à votre contrat de travail, la durée de votre préavis est de deux mois de travail effectif ce qui nous conduit à une fin de contrat le 20 juin 2026.

Etant actuellement en arrêt de travail, votre préavis ne pourrait débuter qu’à la date de votre retour en entreprise.

Néanmoins, nous vous proposons de réaliser ce préavis sans revenir en entreprise et de vous libérer le 20 juin 2026, indépendamment de votre arrêt de travail en cours.

À compter de cette date, vous serez libre de tout engagement envers XXXXXXXXXX.

Votre solde de tout compte et les documents obligatoires vous seront remis au terme du contrat.

Le service des ressources humaines reste à votre disposition pour tout complément d’information.

Je vous prie de croire, Monsieur, en mes sincères salutations."*

La partie qui me pose problème en termes d’inexactitude est :

- « Etant actuellement en arrêt de travail, votre préavis ne pourrait débuter qu’à la date de votre retour en entreprise. »

Ma sensation qu’il y a un « piège » se niche ici :

- « Néanmoins, nous vous proposons de réaliser ce préavis sans revenir en entreprise et de vous libérer le 20 juin 2026, indépendamment de votre arrêt de travail en cours. »

Je précise à toutes fins utiles :

  • que je n’ai, ni par le passé, ni actuellement, aucun litige avec mon employeur,
  • que j’ai toujours, de manière irréprochable, exécuté mon contrat de travail,
  • que je suis en arrêt de travail, mais sans lien réputé avec mon travail,
  • que je démissionne afin de pouvoir me consacrer pleinement à un changement de carrière.

Voilà, vous savez tout.

Merci de vos réponses

Bonjour
Mon avis :
1° - « Etant actuellement en arrêt de travail, votre préavis ne pourrait débuter qu’à la date de votre retour en entreprise. »*
FAUX ! Si l’arrêt maladie n’est pas lié à une maladie d’origine professionnelle ou un accident de travail, le préavis a commencé à courir dès la remise de la lettre de démission

2° " « Néanmoins, nous vous proposons de réaliser ce préavis sans revenir en entreprise et de vous libérer le 20 juin 2026, indépendamment de votre arrêt de travail en cours. »

Il me semble que l’employeur vous dispense d’effectuer la partie du préavis qui reste à courir du 18 Mai au 20/06 tout en vous le rémunérant. (?)

Si votre médecin traitant renouvelle votre arrêt maladie jusqu’au 20/06 - Vous continuerez à percevoir les indemnités journalières de la Sécu jusqu’au 20/06

La question juridique qui se pose :

  • L’employeur doit t-il vous rémunérer la totalité du préavis : du 20/04 jusqu’au 20/06 ou uniquement du 20/05 jusqu’au 20/06 ?
  • Peux t-on cumuler les indemnités journalières sécu versées jusqu’au 20/06 avec le paiement du préavis ?
    Selon moi , l’employeur serait en droit de déduire de l’indemnité compensatrice de tout ou partie du préavis , le montant de vos indemnités journalières perçues soit entre le 20/04 et 20/06 ou bien entre le 18/05/ et le 20/06

Attendons d’autres avis

Bonjour @milou27 et merci,

Concernant :

« 1° - « Etant actuellement en arrêt de travail, votre préavis ne pourrait débuter qu’à la date de votre retour en entreprise. »*
FAUX ! Si l’arrêt maladie n’est pas lié à une maladie d’origine professionnelle ou un accident de travail, le préavis a commencé à courir dès la remise de la lettre de démission. »

Comment interpréter le fait que cela ait été écrit dans le courrier émanant de ma Direction ?

Sur un sujet aussi basique, pouvant être résolu en une simple recherche croisée sur Internet, quel serait l’objectif (s’il y en a un…) ?

Concernant :

"2° " « Néanmoins, nous vous proposons de réaliser ce préavis sans revenir en entreprise et de vous libérer le 20 juin 2026, indépendamment de votre arrêt de travail en cours. »

Il me semble que l’employeur vous dispense d’effectuer la partie du préavis qui reste à courir du 18 Mai au 20/06 tout en vous le rémunérant. (?)"

Ce n’est pas clair du tout, la dispense ne m’apparait pas comme clairement établie, mais plutôt une proposition / demande d’accord. Et là, oui, l’interprétation serait « programme libre » au moment de la rédaction du solde de tout compte.

Là aussi, j’ai un gros doute sur le bien fondé de la démarche, il y a un but que je ne saisissais pas et que vous résumez cependant ensuite : ne pas avoir à payer ce qui serait dû.

La solution, si j’ai bien compris :

  • ne pas donner suite à la proposition, puisque la décision amiable ne pouvant être unilatérale,
  • être prolongé du 18/05 au 20/06 comme mon médecin m’y invite,
  • attendre la remise en main propre du solde de tout compte (quérable, non portable) sans le signer et faire une analyse à froid de ce dernier pour vérifications qui s’imposent.

Merci d’avoir pris le temps de me répondre, et tout comme vous, j’espère d’autres avis.

Bonne journée.