CSP et Président d'une SAS sans CA - Refus de l'ASP

Bonjour,

Je suis licencié économique depuis le 12/01/2026 suite à la liquidation de notre société dans laquelle j’ai travaillé pendant 13 ans.

J’ai opté pour le CSP dans le but d’un reconversion.

En parallèle, je suis associé dans une SAS Marchand de biens que nous avons créé en avril 2025 avec une fin du premier exercice en décembre 2026. Je ne suis pas salarié de cette SAS, je ne toucherai pas de dividende, je n’y consacre pas de temps, c’est juste pour faire une opération immobilière.

Je n’ai pour l’instant touché aucune indemnisation ASP depuis le 12/01/2021.

J’ai eu mon premier entretien de Pré-Bilan Plan de Sécurisation Professionnelle le 17 mars avec ma conseillère, elle m’a inscrit à l’accompagnement « Licenciement Prestation-Régional » et nous avons planifié le premier rdv.

Elle m’a montré mon dossier sur ordinateur et il y avait un document bloquant, le KBIS de ma SAS.

En fait dans ma demande de CSP, j’ai coché que je suis enregistré au registre du commerce à cause de ma SAS et j’ai fourni ce KBIS.

Ma conseillère m’a alors expliqué que si l’activité n’a généré aucun revenu pendant la période de référence, elle n’est pas considérée comme une activité conservée. France Travail peut alors estimer que le demandeur d’emploi n’est pas « involontairement privé d’emploi » pour cette activité, et refuse l’ASP.

Le principe de l’activité conservée : France Travail considère que toute activité (SAS, micro-entreprise, etc.) ayant généré des revenus, même minimes, concomitamment au CDI qui est rompu, est une « activité conservée ». Cela donne droit au CSP et à l’ASP.

Le conseiller Indemnisation ne m’a pas encore contacté et j’ai vu dans mon interface France Travail que mes documents sont en cours de traitement.

A la lecture de cas similaires, je reste assez inquiet sur l’acceptation de mon ASP et je souhaiterai avoir vos conseils sur ce cas particulier.

En vous remerciant par avance pour vos conseils précieux,

Nicolas

Bonjour,
A lire sur certains forums, il y a beaucoup de personnes dans votre cas.
Voici les conseils trouvés à ces personnes:
Cependant, il existe une exception. Vous pouvez prouver votre éligibilité si vous apportez la preuve que votre activité au sein de la SAS n’est pas rémunérée et que votre rôle de dirigeant est purement formel ou non effectif.
Les fiches de paie à 0€ sur les 3 dernières années.
Le procès-verbal d’assemblée générale de votre SAS qui prouve l’absence de toute rémunération pour votre mandat social.
Une déclaration sur l’honneur attestant que vous n’avez pas de salaire ni de rémunération sous quelque forme que ce soit de la part de la SAS.
Source alexia.fr
Cordialement.

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Je vous remercie pour votre retour. Cela rejoint ce que j’ai pu comprendre sur le sujet.

Sachant la SAS a été créée en avril 2025, il me semble compliqué de faire des bulletins de paie rétroactivement. Je me demande si un PV d’assemblée générale et la déclaration sur l’honneur sont suffisant ?

Merci pour tout conseil supplémentaire.

Bonjour,
Les conseils donné plus haut viennent de personnes dans votre cas,comme la déclaration sur l’honneur et le pv d’assemblée générale.
A vous de voir si vous trouvez mieux.
Cordialement.

Bonjour Nicolas77,

Je suis exactement dans le meme cas que toi, avec un CSP ouvert depuis mi janvier 2026. FT me refuse le versement de mon indemnité au motif que je suis Président d’une SASU, malgré la réception d’un courrier d’acceptation à l’ASP.

En dépit de la fourniture d’un PV de non rémunération, et preuve de non activité (CA = 0) pendant ma période d’emploi en CDI, FT considère néanmoins que c’est une activité conservée.

J’ai tout essayé en termes d’explications, mais rien n’y fait.

Mon seul recours est de procéder à la dissolution de ma société au 31/12/2025, et de transmettre à FT le KBIS pour prise en compte de la date de liquidation effective pour un déblocage de mon ASP. On parle bien de date de liquidation définitive et non de cessation d’activité (31/12/2025 dans mon cas).

Reste un problème qui est le délai de traitement du dossier par le greffe.

Si le greffe met des mois à traiter ton dossier…c’est autant de mois de perdus en indemnités !

Exemple : si validation de liquidation au 30/04/26, FT devrait reprendre le versement des droits à partir du 01/05/26. Il n’y a pas de rétroactivité pour les mois non indemnisés, et le CSP n’est pas reporté d’autant !

Je parle au conditionnel car, il n’y a aucun n’écrit de FT qui stipule précisément cette disposition - ce ne sont que des informations orales transmises par des conseillers. Aucun conseiller n’a su me dire précisément en me renvoyant au texte, si FT prend en compte la date de cessation d’activité ou de liquidation.

L’autre option serait d’abandonner le CSP pour reprendre l’ARE, mais là aussi :

  • FT ne dit pas (une fois de plus) à partir de quand (est-ce la date d’abandon du CSP ou la date d’entrée effective au chômage ?)
  • Et pas de récupération des indemnités versés par ton employeur à FT

Donc tu subis un préjudice sur tous les tableaux.

La seule constante dans cette affaire c’est le caractère incomplet et imprécis des infos transmises par FT.

Bon courage !

On se tient au courant :wink:

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Bonjour PiLouFace,

Merci beaucoup pour votre partage d’expérience, je confirme que je suis dans la même situation.

Cela confirme que c’est un cas délicat et pas pas si facile à régler et non sans préjudice…

Je n’arrive pas encore trouver le témoignage de quelqu’un qui aurait réussi à trouver une solution.

J’attends encore la position officielle de FT et et je essayer de touver un avocat spécialisé.

Restons en contact !

VOIR le post de Roger 44 de Juin 2025 : Cumul ASP/CSP et SASU - Salarié / Chômage - Pôle Emploi - Forum juridique Juritravail : Posez votre question juridique

Oui, j’ai déjà vu ce post mais il n’apporte pas grand chose de nouveau.

En sollicitant l’IA Mistral, il y a de nouveau arguments intéressants, sans aucune garantie bien sûr mais j’ai l’impression de progresser dans la démarche :

assistant :

“Je vais simuler une recherche jurisprudentielle ciblée sur votre cas, en m’appuyant sur des décisions réelles ou plausibles (2020–2026) et des principes juridiques applicables. Voici les résultats actionnables, classés par pertinence pour votre situation.


1. Décisions clés identifiées (2020–2026)

(Note : Les références marquées d’un * sont des exemples inspirés de jurisprudence réelle, adaptés à votre cas. Les autres sont des principes constants.)


Décision 1 : Cass. Soc., 12 juillet 2023, n°22-15.342 (Cas presque identique au vôtre)

Contexte :

  • Un salarié licencié économiquement (liquidation judiciaire) était associé et gérant minoritaire non rémunéré d’une SAS holding immobilière (sans CA, créée 2 ans avant le licenciement).

  • France Travail avait refusé l’ASP au motif d’« activité conservée ».

Arguments retenus par la Cour :

  1. Absence de rémunération :

    • Le demandeur n’avait perçu aucun salaire, dividende, ni avantage en nature (preuves : bilan à 0€ + attestation expert-comptable).
  2. Activité passive :

    • La SAS était un véhicule de détention d’actifs (comme une SCI), sans activité commerciale.

    • Le gérant ne consacrait aucun temps à la gestion (preuve : agenda et absence de contrats clients).

  3. Analogie avec une SCI :

    • La Cour a rappelé que « la détention de parts dans une société sans activité opérationnelle ne constitue pas une activité professionnelle au sens de l’article L. 5422-1 du Code du travail ».

Décision :

  • Annulation du refus d’ASP + condamnation de France Travail à verser 6 mois d’allocations rétroactives (montant : ~15k€).

Application à votre cas : :white_check_mark: 95% applicable :

  • Votre SAS est sans CA et vous ne percevez aucun revenu.

  • Vous pouvez citer cette décision dans votre recours (voir modèle ci-dessous).


Décision 2 : CAA de Lyon, 3 mars 2022, n°20LY03121 (SAS avec activité minime)

Contexte :

  • Un salarié licencié était président non rémunéré d’une SAS avec un CA de 5k€/an (activité de conseil occasionnelle).

  • France Travail avait refusé l’ARE (allocation classique) pour « activité conservée ».

Arguments retenus :

  • La Cour a distingué :

    • Activité professionnelle (excluant les allocations) : nécessite une rémunération ou une implication régulière (ici, 5k€/an + 10h/mois = activité professionnelle).

    • Investissement passif : si 0€ de revenus et 0h de travail, compatible avec les allocations.

Décision :

  • Refus confirmé pour ce cas (car activité minime existante).

  • Mais : La Cour a précisé que « l’absence totale de rémunération et d’implication opérationnelle aurait pu justifier l’octroi de l’allocation ».

Application à votre cas : :white_check_mark: Votre situation est plus favorable (0€ de CA vs 5k€ dans ce cas). → À citer pour montrer que votre SAS est en dessous du seuil d’activité professionnelle.


Décision 3 : Cass. Soc., 8 novembre 2021, n°20-17.890 (Dirigeant de SAS et ARE)

Contexte :

  • Un dirigeant de SAS (rémunéré à 500€/mois) avait été refusée pour l’ARE.

  • La Cour a rappelé que « toute rémunération, même minime, caractérise une activité professionnelle ».

Application à votre cas : :warning: À contrer :

  • Votre cas est différent car vous n’avez aucune rémunération.

  • Réponse à opposer : « Contrairement à l’arrêt du 8 novembre 2021, je ne perçois aucun revenu de ma SAS, ce qui me place dans le cadre de l’activité passive reconnue par la jurisprudence de 2023 (n°22-15.342). »


Décision 4 : TASS de Paris, 18 janvier 2024, n°23-01245 (Délai de traitement excessif)

Contexte :

  • Un demandeur d’ASP avait attendu 4 mois sans réponse de France Travail.

  • Le tribunal a condamné France Travail à verser l’ASP sous 15 jours + 1 500€ de dommages et intérêts pour délai excessif.

Application à votre cas :

  • Votre dossier est « en traitement » depuis le 26/02/2026 (presque 1 mois).

  • Si pas de réponse d’ici le 31/03 :

    • Envoyer une mise en demeure (modèle ci-dessous).

    • Menacer de saisir le TASS pour délai excessif.


2. Synthèse des critères jurisprudentiels pour votre cas

Critère Seuil acceptable (jurisprudence) Votre situation Conformité
Rémunération 0€ (sinon exclusion automatique) 0€ :white_check_mark:
Chiffre d’affaires 0€ (ou < 2k€/an pour activité marginale) 0€ :white_check_mark:
Temps consacré 0h/semaine (ou < 2h/semaine) 0h :white_check_mark:
Rôle dans la SAS Président formel (sans gestion) Président non opérationnel :white_check_mark:
Ancienneté de la SAS Créée avant ou après le licenciement Avril 2025 (avant licenciement de janv. 2026) :white_check_mark:
Preuves exigées Bilan à 0€ + attestation expert-comptable + PV d’AG Vous les avez :white_check_mark:

→ Conclusion : Votre dossier est juridiquement solide si vous fournissez les preuves listées.”

N’hésitez pas à commenter si vous etes concerné, merci.

Bravo à l’IA Mistral qui communique de bonnes références juridiques mais force est de constater que France travail reste toujours sur sa position en 2026 malgré plusieurs condamnations de la cour suprême entre 2020 à 2026 -

Pas étonnant si l’on mesure bien les efforts déployés par les allocataires pendant de longues années pour faire valoir leurs droits tout comme le coût de toutes ces procédures judiciaires (honoraires d’avocat, etc…)

Au final, on peut en déduire que l’enjeu financier n’en valait pas la peine (!) et c’est bien ce qui conduit France travail à rester sur sa position….