Séparation de biens et de corps

Bonjour à tous,

Je suis nouvelle sur le forum et je souhaite avoir des renseignements. malgré une séparation plus que probable, je n arrive pas à me résoudre à divorcer mais je pense qu une séparation de biens et de corps me serait moins difficile et surtout peu protéger encore l ex conjoint en cas de deces et aprés 25 ans ca me parait pas mal . bref je sais qu’il faut liquider la communauté . A ce jour nous sommes d’accord sur je garde mes comptes persos et il garde les siens. et pour la maison une fois vendue il devrait rester 200 ke . moi j’en garderais en gros 150 à 170 et lui entre 30 et 50 à définir plus précisément. nous avons 2 enfants majeurs mais encore à charge. pour le grand de 23 ans il ne vit plus avec nous il fait des etudes mais on paie une bonne partie du loyer. et le petit est à la fac et vivrais avec moi . il y aura juste une pension alimentaire à définir. Mais dans ce cas de séparation il faut tout de même prendre un avocat, comme pour un divorce à l’amiable . merci d’avance pour vos éclaircissements .

Hello !

Vous ne posez aucune question juridique, mais voici néanmoins des « éclaircissements » :
https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F980

A+

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Bonjour, je me sis mal exprimée, je demandais si il fallait passer tout de même par un avocat ou un notaire peut acter cela ? comme un changement de régime matrimonial par ex. peut on également choisir la répartition des fonds sans réellement l intervention d un tiers qui pousse l autre à demander plus à l’autre ? et rentrer dans une guerre et pareil pour la pension alimentaire ? merci

Bonjour,

Pour divorcer et liquider la communauté, il faut un avocat chacun et un notaire pour le bien immobilier.

Ce n’est pas « ou », c’est « et ».

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Bonjour merci pour votre réponse . Les biens immobiliers seront vendus d ici là il n y aura plus que de l Argent .

Alors s’il n’y a que de l’argent à partager, le notaire n’est pas obligatoire. PAr contre l’avocat est indispensable.

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Bonjour,
Je me permets une précision : dans le cadre de la séparation de corps par consentement mutuel, il est obligatoire de déposer la convention chez un notaire. Ce n’est pas très onéreux, le notaire se borne à vérifier que l’accord respecte les règles légales et à l’archiver.
https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F980

Le partage peut en effet se faire sans recours à un notaire.

Vos avocats respectifs devront conseiller leurs clients. En cas de partage inégal de la communauté, s’il n’y a aucune justification légale à cette décision comme un droit de reprise l’avocat devra le signaler à son client.

Pour la pension alimentaire, vous ferez ce que vous voulez, puisqu’il n’y a pas d’enfant mineur impliqué. Notez néanmoins que cette convention servira de base à tout futur jugement. C’est-à-dire que pour la modifier il faudra justifier d’un changement de situation.

La convention ne permet pas aux époux de se soustraire à leurs devoirs matrimoniaux. Ainsi chaque époux gardera la possibilité de saisir le JAF pour demander une modification de la pension versée pour les enfants ou lui-même.

Et même si telle n’est pas votre intention, il faut penser au grand âge et au risque de dépendance, généralement très coûteux. En cas d’entrée en EHPAD, le Département ou l’établissement peuvent faire jouer l’obligation alimentaire.

Par ailleurs le devoir de secours entre époux prime sur toutes les autres obligations alimentaires à part celles envers les enfants mineurs. Pour faire simple, si un jour il faut choisir entre payer l’EHPAD de votre époux ou aider un de vos enfants dans une passe difficile, ce sera votre époux d’abord. Votre argent et votre patrimoine seront dans l’ordre consacré à : vos besoins essentiels, les besoins essentiels de votre époux, et ensuite les éventuelles autres dépenses comme aider les enfants, les loisirs…

Si l’un de vos a des parents encore en vie, la séparation de corps maintient l’obligation financière envers les beaux-parents. Là encore, il faut tenir compte du risque de dépendance et des coûts qu’elle entraîne.

Un point important à prendre en compte est que l’obligation de fidélité persiste. L’adultère reste donc une faute civile. Si l’un de vous décide de refaire sa vie avec un compagnon, il ne pourra donc pas invoquer sa nouvelle mise en ménage pour diminuer son éventuelle obligation alimentaire. Par contre sa mise en ménage sera prise en compte si elle influe positivement sur ses ressources (partage des charges).

En optant pour la séparation de corps, il faut donc être à l’aise avec l’idée devoir un jour assister financièrement son époux ou ses beaux-parents… éventuellement au détriment de ses enfants ou de la personne avec qui l’on partage son foyer.

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