Rupture période d'essai abusive ?

Bonjour à tous,

Je sollicite votre avis sur une rupture de période d’essai qui me semble abusive et vexatoire. Voici les faits :

  • Contexte : J’ai été embauchée fin février pour un début de contrat le 1er avril. J’ai donc patienté un mois sans chercher ailleurs.

  • Déroulement : Après seulement une semaine de présence, le comportement de mon employeur a radicalement changé : reproches agressifs sur des points pourtant validés oralement la veille, remise en cause brutale d’accords verbaux, attitude rabaissante et toxique malgré toute ma bonne volonté.

  • La rupture : Au bout de 12 jours, l’employeur a mis fin à ma période d’essai sans préavis, je suis repartie le soir avec mes affaires. Le motif invoqué à l’oral était un besoin de « plus besoin de mon profil, le poste doit en fait être remodelé pour correspondre aux besoins de la boite ».

  • La preuve : Mon employeur a envoyé un mail collectif à toute l’entreprise pour annoncer mon départ. Il y écrit textuellement que cette décision « s’inscrit dans les orientations stratégiques » de la boîte et me remercie pour la « qualité de mon travail » et mon « engagement ».

Mes questions :

  1. Étant donné que l’employeur admet par écrit que la rupture est liée à la stratégie de l’entreprise et non à mes compétences (qu’il loue par ailleurs), puis-je invoquer le détournement de finalité de la période d’essai ?

  2. Le caractère soudain et le mail collectif peuvent-ils constituer un préjudice moral/vexatoire ?

  3. Quels sont les leviers pour négocier une indemnité transactionnelle au-delà du simple délai de prévenance (que mon contrat fixe à 1 mois) ? J ai demandé une compensation financière mais la réponse a été « on est déjà bien gentils de vous laisser chez vous payée pour chercher du travail ».

Merci par avance pour votre aide

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Bonjour

La rupture de la période d’essai du fait de l’employeur est manifestement abusive , ce qui peut donner lieu à une procédure prud’homale pour demander le paiement de dommages et intérêts
Pour le préjudice moral /vexatoire, je ne pense pas que vous obteniez un dédommagement puisque le mail de l’employeur qui été porté à la connaissance du personnel louait sans détour : "la qualité de votre travail et votre engagement "

Comme l’employeur ne semblait pas être favorable à une transaction , il changera peut-être d’avis si vous initiez une procédure prud’homale qui ne laisse aucun doute sur son issue :
L’employeur serait condamné
Partant de là pour éviter d’en passer par là , l’employeur préférera convenir d’une transaction contre votre désistement d’instance et d’action (pour éteindre la procédure)

A cet effet , son avocat vous contacterait très rapidement.