Bonjour,
Je cherche un avis juridique sur une situation particulière concernant le cumul d’une pension d’invalidité de catégorie 2 avec l’ARE.
Je précise que je cherche surtout à comprendre si l’application faite par France Travail est juridiquement correcte, et non à obtenir une réponse de principe sur le cumul pension d’invalidité/ARE.
MA SITUATION PROFESSIONNELLE
J’ai travaillé pendant près de 9 ans en CDI à temps plein chez FedEx, avec une rémunération habituelle d’environ 2 200 à 2 300 € brut par mois.
J’ai finalement été licencié pour motif économique.
Mon contrat de travail a pris fin officiellement le 13 juillet 2026.
PENSION D’INVALIDITÉ
Je suis bénéficiaire d’une pension d’invalidité de catégorie 2.
La pension a pris effet le 1er mai 2025, alors que mon contrat de travail avec FedEx était toujours en cours.
La chronologie est la suivante :
- 3 avril 2025 : début de mon préavis, avec dispense d’exécution ;
- 1er mai 2025 : prise d’effet de ma pension d’invalidité catégorie 2 ;
- 3 juin 2025 : début de mon congé de reclassement ;
- 13 juillet 2026 : fin officielle de mon contrat de travail.
Pendant le congé de reclassement, mon contrat de travail est resté maintenu jusqu’à son terme.
Je précise que mon licenciement n’était pas lié à mon invalidité : il s’agissait d’un licenciement pour motif économique.
LE PROBLÈME AVEC FRANCE TRAVAIL
Après la fin de mon contrat, j’ai demandé l’ouverture de mes droits à l’ARE et j’ai déclaré ma pension d’invalidité.
France Travail a calculé un SJR de 80,60 €.
Concernant le cumul pension/ARE, France Travail refuse le cumul intégral de ma pension d’invalidité avec mon ARE.
Dans sa réponse à ma réclamation, France Travail se fonde sur l’article 18 § 2 du règlement général d’assurance chômage ainsi que sur la fiche technique n° 2, point 6.2, de la circulaire Unédic n° 2025-03.
France Travail m’indique notamment que le cumul intégral suppose que la pension d’invalidité ait été cumulée avec les revenus perçus au titre de « l’exécution effective de l’activité professionnelle prise en compte pour l’ouverture de droits ».
France Travail considère que cette condition n’est pas remplie dans mon cas et en déduit que ma pension doit être intégralement déduite de mon ARE.
LE POINT QUI ME POSE PROBLÈME
Ma pension d’invalidité a pris effet le 1er mai 2025 alors que mon contrat de travail n’a pris fin que le 13 juillet 2026.
Je comprends que le simple maintien juridique du contrat ne signifie pas nécessairement qu’il y avait du « travail effectif ».
En revanche, je cherche à savoir comment doit être juridiquement appréciée ma situation concrète, notamment la période comprise entre le 1er mai et le 3 juin 2025, pendant laquelle :
- ma pension d’invalidité était déjà en vigueur ;
- mon contrat de travail était toujours en cours ;
- mon préavis se poursuivait ;
- je percevais les rémunérations correspondantes.
Je souhaite également savoir si le maintien de mon contrat jusqu’au 13 juillet 2026 dans le cadre du congé de reclassement peut avoir une quelconque incidence sur l’application de l’article 18 § 2.
MES QUESTIONS
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France Travail peut-il considérer que ma pension d’invalidité n’a jamais été cumulée avec les revenus de l’activité professionnelle prise en compte pour l’ouverture de mes droits, alors que ma pension a pris effet pendant que mon contrat de travail était toujours en cours ?
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La période du 1er mai au 3 juin 2025 doit-elle faire l’objet d’un examen particulier pour déterminer si la pension a été cumulée avec les revenus de l’activité professionnelle ?
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Quelle est exactement la portée de la notion d’« exécution effective de l’activité professionnelle » utilisée par l’article 18 § 2 et la circulaire Unédic dans une situation comme la mienne ?
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Le fait que mon contrat ait ensuite été maintenu pendant un congé de reclassement jusqu’au 13 juillet 2026 peut-il avoir une incidence sur cette appréciation ?
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France Travail doit-il être en mesure de préciser quelle période d’activité et quels revenus ont été retenus pour conclure que la condition de cumul n’était pas remplie ?
AUTRE POINT : LE CALCUL DE MON SJR
J’ai également demandé à France Travail de vérifier mon SJR de 80,60 €.
J’ai travaillé près de neuf ans à temps plein avec une rémunération habituelle d’environ 2 200 à 2 300 € brut par mois, mais mes bulletins de salaire comportent plusieurs périodes de maladie avec des rémunérations nulles ou fortement réduites.
J’ai donc demandé à France Travail de vérifier si les règles applicables aux périodes de maladie et aux réductions de rémunération avaient bien été appliquées, notamment les éventuelles reconstitutions de salaire.
France Travail doit encore me répondre sur ce point.
CONSÉQUENCES FINANCIÈRES
La déduction de ma pension a des conséquences importantes sur mes ressources.
Je suis reconnu travailleur handicapé et ma situation de santé limite fortement mes possibilités de reprise d’un emploi à temps plein.
Par ailleurs, ma pension d’invalidité a déjà fait l’objet d’un écrêtement par la CPAM en raison des revenus pris en compte pendant mon congé de reclassement.
Je me retrouve donc potentiellement avec une pension déjà réduite par la CPAM, puis intégralement déduite de mon ARE.
Je sais que ces deux mécanismes reposent sur des règles différentes. Je cherche surtout à savoir si l’application faite par France Travail dans ma situation particulière est juridiquement correcte.
Je précise que j’ai déjà effectué une réclamation auprès de France Travail, qui a été rejetée, et que j’envisage désormais de saisir le Médiateur régional de France Travail.
Je serais donc particulièrement reconnaissant à toute personne connaissant le droit de l’assurance chômage ou le droit de la protection sociale qui pourrait analyser cette situation au regard des textes applicables.
Merci d’avance pour vos avis, en particulier s’ils peuvent être accompagnés des textes, circulaires ou décisions pertinentes.