@Henriri,
Tout d'abord merci d'éviter les abbréviations pouvant porter à confusion et qui ne seraient pas compris par tout le monde.
Ensuite, je ne vais pas généraliser le terme ERP à tous les ?tablissements Recevant du Public qui peuvent éventuellement être soumis à des arrêtés préfectoraux, mais en tout état de cause un magasin reste un lieu ouvert au public et si son exploitant "peut" imposer certaines règles d'entrée elles ne peuvent pas aller à l'encontre de la loi !
Et votre exemple des Personnes à Mobilité Réduite en est un excellent exemple car quel serait les conséquences d'après vous si ce même exploitant interdisait l'entrée du magasin à ce genre de public qui doit se déplacer en fauteuil roulant électrique ou non par exemple ? ^^
Allez-vous obliger ces personnes à mobilité réduite à laisser leur fauteuil roulant à l'entrée du magasin par exemple ???
Ou encore, allez vous interdire l'entrée dans un magasin à un handicapé accompagné de son chien d'assistance ?
De plus, je ne vois pas au nom de quoi un magasin pourrait imposer à un client à laisser son sac ou son casque à l'entrée du magasin ou encore à permettre la fouille ou l'ouverture d'un sac de course ou sac à dos par son exploitant ou son représentant car cela relève du respect de la vie privée : et sur ce point je suis catégorique pour l'avoir expérimenter en faisant appel aux forces de l'ordre.
Pour tous les autres cas de figure, ce peut être au cas par cas, surtout s'il n'y a pas de loi ou de décrets les interdisant ou les autorisant... mais en tout état de cause ce qui n'est pas explicitement interdit est autorisé, dans un sens ou l'autre, et dans ce cas c'est les juges qui trancheront si l'une ou l'autre des parties osera y faire appel pour déterminer s'il y a "abus de pouvoir", "refuser la fourniture d'un bien ou d'un service"... entre autre. ^^
Sinon, vous faites référence à l'art. 225-1 du code pénal pour déterminer un fait de discrimination, mais vous oubliez tout simplement les art. 225-2 et suivants de ce même code pénal qui élargissent les faits de discriminations !!!
Et si le code pénal ne suffit pas il est toujours possible de faire référence au Code civil et donc de demander à un juge d'un tribunal civil de trancher et si l'exploitant ne risque pas d'emprisonnement il risque malgré tout à être condamné à de lourds dommages et intérêts... C'est mieux ? ^^
Pour en revenir au cas de la trottinette électrique ou non, encore une fois, je ne suis pas catégorique dans un sens ou l'autre, mais c'est ma perception de la chose et il appartient à chacun de prendre ses responsabilités et je peux vous assurer par expérience que bon nombre d'exploitants de magasins sont très nerveux sur le sujet, y compris dans certains tribunaux de justice ! ^^
A+