Bonjour,
Je suis salarié en CDI en France et je suis actuellement dans un PSE avec une forte probabilité de proposition de CSP autour de fin mars 2026.
Je souhaite sécuriser ma situation et je voudrais savoir si le maintien du droit au CSP (et à l’ASP) est possible dans mon cas précis.
Ma situation:
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Je suis loueur en meublé non professionnel (LMNP) depuis plusieurs années, avec un SIREN déjà attribué et un SIRET à l’adresse de l’appartement que je loue.
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Je fais du développement de systèmes embarqués / électronique / IoT comme passion depuis longtemps (c’est aussi mon travail actuel) :
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Achats réguliers de cartes et composants depuis 2021–2023 sur AliExpress.
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J’ai donc des factures datées de 2021, 2022, 2023, 2024 et 2025, qui montrent une activité réelle de prototypage et de R&D personnelle dans l’embarqué.
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Jusqu’à présent, tout cela était une activité personnelle / de hobby, sans chiffre d’affaires, sans factures clients, et sans structure déclarée autre que mon LMNP.
Ce que je voudrais faire:
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Je voudrais ajouter une activité de “conseil / développement en systèmes embarqués et informatique” sous mon SIREN existant (LMNP), via le guichet unique (INPI), en créant un nouveau SIRET à mon domicile.
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Pour cette nouvelle activité, je compte indiquer une date de début d’activité antérieure (par exemple en 2023, 2022 ou même 2021) afin de refléter la réalité de mon activité technique (preuves d’achats à l’appui).
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Concrètement, mon idée est :
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de formaliser juridiquement une activité que je pratique déjà en fait depuis plusieurs années (protos, R&D, préparation de futurs services freelance) ;
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puis, une fois licencié pour motif économique, accepter le CSP en déclarant cette activité comme activité conservée (avec éventuellement un CA nul ou très faible au départ).
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Maintenant mes questions
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Le fait d’ajouter aujourd’hui (ou début janvier) une activité de conseil informatique / systèmes embarqués sous mon SIREN LMNP, avec une date de début d’activité rétroactive (2023, 2022 ou 2021, justifiée par des factures de composants), peut-il être considéré comme une création opportuniste destinée à cumuler ASP + revenus indépendants et donc justifier un refus du CSP ou de l’ASP ?
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En pratique, France Travail et l’Unédic regardent-ils surtout :
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la date de début d’activité déclarée (et les justificatifs d’achats)
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ou la date d’immatriculation sur le guichet unique, même si l’activité est en réalité exercée depuis longtemps à titre personnel ?
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Le fait d’avoir déjà un SIREN LMNP et un SIRET pour le logement loué aide-t-il à démontrer que je suis déjà entrepreneur individuel et que l’ajout d’une activité de conseil embarqué est une simple diversification d’une structure existante, et non une création opportuniste pour profiter du CSP ?
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En cas où France Travail considérerait malgré tout cette nouvelle activité comme “opportuniste” et refuserait le CSP, est-ce que je basculerais automatiquement sur l’ARE classique, sans sanction ni récupération d’allocations, à condition d’avoir tout déclaré de bonne foi ? Ai-je des moyens de demander une correction?
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Enfin, y a‑t‑il un risque réel de contrôle ou de suspension de l’ASP ultérieurement (pendant le CSP) du seul fait que :
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mon activité indépendante est déclarée comme conservée,
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elle a un chiffre d’affaires nul au début,
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mais je dispose simplement de factures d’achats de composants (et non de factures clients) pour prouver la réalité de l’activité ?
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Je cherche à faire les choses proprement, sans fraude, en anticipant ma reconversion freelance tout en respectant les règles du CSP.
Merci d’avance pour vos éclairages et, si possible, pour les références juridiques (Code du travail / circulaires Unédic) applicables à ce type d’activité conservée.
Bonne journée a vous