Convocation pour licenciement

Bonjour à vous,
J’ai appris ce lundi 2 Février au matin que j’étais convoqué pour licenciement dès jeudi 8h. Par des bruits de couloir. reçu un recommandé vendredi, que je n’ai pu aller chercher malheureusement car les horaires de la poste sont très courtes 9h30 midi. Et je travaille de 8h à 17h30.
Petite explication de contexte :J’ai effectué dans cette entreprise le travail de chef d’agence pendant un peu plus d’un an, sans le poste officiel, sans la rémunération. Pour le bien de l’entreprise car tous les salarié ont été soit poussé vers la porte à la limite du harcèlement, soit on démissionné à cause de tous les problèmes de cette entreprise avec son personnel.
À l’époque moi nouveau arrivant, je l’avoue trop gentil et naïf au final. J’ai mis toute ma bonne volonté j’ai accepté des choses qui je n’aurais pas dû accepter comme faire le responsable d’ agence . À mon embauche on m’a dit qu’il y aurait un camion à ma disposition, pour le travail, géolocaliser.
Il y avait eu un accord verbal avec le direction de l époque ( la direction a changé au mois d’août, c’est le mari et la femme qui dirige, et sa femme faisait tellement n’importe quoi que le mari a repris les choses en main, je sais même pas s’il a le droit ) comme quoi que le soir je pouvais aller chercher mes enfants à l’école et les ramener.
Pendant un an il m’a utilisé pour pouvoir remplacer le chef d’agence qui n’avait pas, m’a fait promettre le poste, et au mois d’août de cette année jour où j’aurais dû faire la signature de ce contrat, m’a fait signe de force les contrats de mon l’embauche des 3 ans auparavant en m’obligeant de les antidater devant témoin pour le bien de l’entreprise car sinon il ne pouvait pas avoir ses accréditation pour continuer le travail de l’entreprise. Sur le fait bloqué et coincé, avec toute cette pression je l’ai fait.
Depuis 4 mois nous sommes avec mes collègues sous pression contente à tout niveau, abusif et malsain. Nous envoyant par exemple sur des chantiers où il n’y a aucune sécurité, mais nous devons faire quand même si on le fait pas on se fait taper sur les doigts.
Il a même depuis quelques mois afficher dans le couloir devant tout le monde un tableau avec les points rouges et vert pour les salariés qui font bien ou pas bien leur travail. Certains de mes collègues ont été arrêté pour dépression ( que je suis aussi mais je ne peux pas me permettre les arrêts avec la baisse de salaire qui va avec). D’autres cherche aujourd’hui autre chose. Les choses étaient déjà très compliquées avant, mais depuis le mois d’août c’est insoutenable.
Aujourd’hui on me licencie pour l’utilisation abusive du camion qui à l’époque était en accord avec la direction.
Pourriez-vous me conseiller sur les choses à faire, sur ses droits, sur mes droits, ai-je droit de refuser cet entretien pour licenciement, étant donné que je ne veux pas être seule avec lui. Il peut avoir vraiment des paroles très désobligeantes , rabaissante à la limite du non-respect de la personne. J’aimerais absolument avoir quelqu’un qui soit la à mes côté.

En attendant vos conseils précieux, Merci de vos réponses

Bonjour,

L’employeur doit respecter une procédure stricte avant tout licenciement pour motif personnel (convocation, entretien préalable, lettre motivée), conformément aux articles L1232-2 à L1232-6 du Code du travail. L’entretien doit avoir lieu au moins 5 jours ouvrables après la présentation de la lettre recommandée, peu importe le moment où vous la retirez. Si ce délai n’est pas respecté, la procédure est irrégulière, ce qui pourra être invoqué devant le conseil de prud’hommes. Vous n’êtes pas obligé de vous rendre à l’entretien, mais l’employeur pourra tout de même décider de vous licencier sans organiser un second entretien.

Vous avez en revanche un droit fort : celui d’être assisté à l’entretien. Vous pouvez venir avec un collègue ou avec un conseiller du salarié inscrit sur une liste officielle (en mairie, inspection du travail, site de la DREETS) si vous n’avez pas d’élu du personnel. Ce conseiller peut vous aider à répondre aux accusations et témoigner ensuite de ce qui s’est passé. Si vous craignez des propos rabaissants, c’est vraiment la première chose à mettre en place : trouver un conseiller et lui transmettre la convocation.

Sur le fond, plusieurs éléments posent problème juridiquement : responsabilités de « chef d’agence » sans reconnaissance ni salaire, pressions, tableaux de « bons/mauvais » salariés affichés, chantiers dangereux, collègues en arrêt pour dépression. Ce type d’agissements répétés peut entrer dans la définition du harcèlement moral (article L1152-1 du Code du travail) : dégradation des conditions de travail, atteinte à la dignité, altération de la santé. Le reproche d’« usage abusif » du camion doit aussi être replacé dans le contexte de l’accord verbal passé avec la direction de l’époque.

Concrètement, retirez au plus vite le recommandé pour vérifier les dates et le motif invoqué, contactez un conseiller du salarié pour qu’il vous accompagne, et commencez à noter par écrit les faits (promesses de poste, contrats antidatés, pressions, tableau d’affichage, chantiers sans sécurité, accord sur le camion) avec éventuels témoins.

Enfin, si le licenciement est prononcé, vous pourrez envisager une action prud’homale (avec l’aide d’un avocat ou d’un syndicat) pour contester le licenciement et, le cas échéant, faire valoir le contexte de harcèlement moral. Attention, dans ce type de dossiers, le preuves écrites et témoignages écrits sont essentiels !

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Bonjour.
Mais qu’avez vous signé exactement ?
Personne, sauf à vous menacer et à en avoir les preuves, ne pouvait vous obliger à signer.
Et une promesse orale ne vaut rien, vous le savez.
Faites vous assister comme la loi vous le permet pour l’entretien.
Il faudra attendre les motivations exactes de la lettre de licenciement pour vous guider mieux.
Et si, comme vous le dites, tous les salariés subissent un climat délétère et des injustices rien ne vous interdit de vous regrouper autour et avec l’aide d’un syndicat.
Cdt.

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Un deuxième contrat similaire à celui du jour de sont embauche, car soi-disant la direction l’avait perdu, mais il y a plus de mention qu avant. Jamais ce deuxième contrat aurait dû être signé, mais sous la pression de la hiérarchie je l’a fait.

J’ai réussi à avoir la convocation, et j’ai découvert que j’avais rendez-vous lundi 2 février, à 9h30 pour ce rendez-vous de licenciement. J’étais sur les lieux, en formation de 8h à 10h, avec mon patron. À aucun moment il m’en a parlé. Il m’a juste dit à la fin de la formation “tu as quelque chose à me dire” j’ai bien sûr dit non puisque je n’étais pas au courant. Je n’ai su ce rendez-vous que le mardi quand je lui ai demandé de m’envoyer par mail la convocation étant donné que vous ne pouvez pas aller. J’ai toujours sur mon planning que je dois me présenter demain à 8h à l’entreprise. je ne sais pas du tout pour quelle raison. J’imagine que c’était pour respecter le délai des 48 heures pour donner sa réponse définitive à ce licenciement.

Je suis d’ailleurs mitigé, car tout ça est repoussé j’imagine, et je ne sais pas si je dois me présenter ou pas à ce rendez-vous qui est sur mon planning demain matin a 8h, surtout que du coup il a rempli mon planning de la journée avec d’autres chantiers à faire. Aucun de mes patrons ne m’en parle donc je ne sais pas.

Bonjour.
J’ai un peu de mal à vous suivre.
Entre le 2 février, où vous dites avoir appris que vous étiez convoqué le jeudi (5 février).
Puis un recommandé notifié le vendredi (9 février) que vous n’avez pas réceptionné.
Or le 9 février c’est … lundi prochain donc quelque chose cloche dans vos dates.
Merci de vous relire afin qu’on comprenne.
Cdt.

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Non la lettre recommandée m’a été présente en boîte au lettre le jeudi 29 janvier pour une convocation le 2 février à 9h30, puis inscrit sur mon planning un autre rendez-vous jeudi 5 fevrier

C’est la lettre recommandée qui fait foi.
Et le délai de cinq jours n’est pas respecté.
Voyez avec la permanence d’un syndicat local.