J'ai été en couple pendant 10 ans avec un homme manipulateur avec un besoin de contrôle sur tout.
Pour faire au plus simple, il m'a isolé, je n'avais pas le droit de me couper les cheveux, de me maquiller ou de porter certains habits.Il prenait un malin plaisir à me rabaisser et m' infentilisé. Au fil des années j'y ai cru... malheureusement.
A la fin, je devais lui laisser libre accès à mon téléphone afin qu'il soit sûr de ce que j'écrivais et à qui.
Je n'ai jamais porté plainte contre lui, il n'a jamais levé la main sur moi mais il m'a détruite. J'ai réussi à partir, cela fais plus d'un an.
Nous avons eu 3 enfants, qui sont en garde alternée. Mon plus grand, 11ans a eu un téléphone portable en septembre ( acheté par moi et je paie le forfait).
Malheureusement j'ai découvert ce weekend que mon ex demande à mon fils de lui faire lire nos échanges.
Je sais qu'il a "le droit" car il est mineur, mais se sont les miens.
Surtout qu'après, il m'a envoyé un message pour me demander ce que j'avais écrit à mon fils...pour vérifier !
Mais merde, il n'a pas a contrôler ou vérifier ce que je dis à mon fils.
Bref, ai je un recours possible pour que mon fils et moi gardons notre liberté de communication ?
A t'il le droit de lire mes SMS sur le portable de mon fils mineurs ?
Merci à vous, a ceux qui prendront le temps de me lire et peut-être de me répondre.
Bonjour,
Bonjour,
Ce sont des situations complexes, et voici pourquoi :
d'un côté l'autorité parentale implique des devoirs, et un parent est censé veiller notamment à ce que son enfant mineur ne s'expose pas aux risques que l'on sait via un téléphone portable ou internet (échanges possiblement dangereux avec des inconnus, consultation de sites pornographiques, pratique de jeux en ligne, harcèlement scolaire avec chantage etc), or veiller à le protéger nécessite souvent de sur-veiller
d'un autre côté la Jurisprudence ne manque pas de rappeler que s'applique aux droits de l'enfant la Convention du 26 janvier 1990 signée à New York*, convention dont l'article 16-1 et l'article 16-2 n'ont été frappés d'aucune réserve de la part de l'Etat français : nul enfant ne fera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, incluant sa correspondance et : l'enfant a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions
la question dès lors est de situer au mieux l'intérêt supérieur de l'enfant, est-ce qu'il ne vaut pas mieux à 11 ans, utilisant pour la première fois un téléphone portable et encore ignorant de bien des dangers, que son père tout comme sa mère aient un oeil sur la nature de ses échanges et de ses correspondants ?
=> https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000716856/
cordialement
zen maritime
Ce sont des situations complexes, et voici pourquoi :
d'un côté l'autorité parentale implique des devoirs, et un parent est censé veiller notamment à ce que son enfant mineur ne s'expose pas aux risques que l'on sait via un téléphone portable ou internet (échanges possiblement dangereux avec des inconnus, consultation de sites pornographiques, pratique de jeux en ligne, harcèlement scolaire avec chantage etc), or veiller à le protéger nécessite souvent de sur-veiller
d'un autre côté la Jurisprudence ne manque pas de rappeler que s'applique aux droits de l'enfant la Convention du 26 janvier 1990 signée à New York*, convention dont l'article 16-1 et l'article 16-2 n'ont été frappés d'aucune réserve de la part de l'Etat français : nul enfant ne fera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, incluant sa correspondance et : l'enfant a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions
la question dès lors est de situer au mieux l'intérêt supérieur de l'enfant, est-ce qu'il ne vaut pas mieux à 11 ans, utilisant pour la première fois un téléphone portable et encore ignorant de bien des dangers, que son père tout comme sa mère aient un oeil sur la nature de ses échanges et de ses correspondants ?
=> https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000716856/
cordialement
zen maritime
Bonjour,
Comme l'a dit Zen Maritime, ce n'est pas formellement interdit, surtout que le père peut aisément justifier cette position.
De plus, si votre fils lui donne accès aux messages plus ou moins de son plein gré...
En pratique faut soit empêcher l'accès du père au téléphone en ne laissant pas votre fils l'emmener chez lui, soit utiliser une messagerie du type Whatsapp avec un paramétrage des messages temporaires réglés sur 24 heures. Cela n'empêchera pas totalement l'intrusion paternelle mais limitera le problème...
Ou encore utiliser une application de ce type et détruire le groupe après chaque conversation.
Et enfin vous pouvez utiliser des méthodes qui ne laissent pas de trace écrite, comme appeler votre fils, par exemple à la pause déjeuner.