Bonjour Tisuisse,
A aucun moment il n'est question de 100% de l'héritage ou de déshériter quiconque.
Le testeur n'a pas déshérité de réservataire puisqu'il écrit explicitement en toutes lettres lui attribuer la quotité disponible. La répartition 1/3 - 2/3 que vous mentionnez est bien celle que le testeur attribue. Je cite de nouveau le testament en entier ci-dessous.
Rambotte dans sa réponse du 11-08-23 à 19:11 écrivait d'ailleurs :
"Le testateur à attribué à l'un sa réserve, et à l'autre sa réserve et la quotité disponible. Le légataire est donc légataire à titre universel de la quotité disponible, et non légataire universel de la succession.
C'est la nature de ce qui est légué qui qualifie la réelle nature du legs, pas la croyance du testateur.
Dès lors il y a bien indivision 1/3 - 2/3 sur les biens de la succession, et donc le légataire n'a pas à prendre tout en charge. "
Or le notaire dit le contraire.
ll y a donc deux interprétations opposées :
- celle de Rambotte qui retient l'attribution explicite, de son tiers au réserataire
- celle du notaire, qui ignore cette attribution pourtant très claire et ne retient que la mention "légataire universel", contradictoire avec ce qui précède.
Le testament entier :
"Je soussigné M.B. né le... (...) établis mon testament de la façon suivante :
Mon fils Y, né le..., sera attributaire du tiers réservataire de mes biens.
Je lègue à mon fils Z, né le... la totalité du surplus, tant en réserve qu'en quotité disponible.
En conséquence il aura la qualité de légataire universel.
De plus je le nomme exécuteur testamentaire ainsi que mandataire successoral. Il aura ainsi la mission de prendre seul toutes les décisions nécessaires au règlement de ma succession : gérer les affaires courantes, payer les charges et les taxes, mener sur mes biens les actions conservatrices d'entretien et de disposition.
J'annule et révoque tout testament antérieur."
Je suis Z.
Suite à une question précédente sur ce même forum, deux experts sur ce forum m'avaient répondu que compte tenu des premières phrares attribuant à Y sa part réservataire et à Z sa part réservataire ET la totalité DU SURPLUS, il ne pouvait s'agir effectivement d'un legs universel et que la mention "légataire universel" relevait d'une erreur liée à l'ignorance du testeur.
A 5 jours de la signature de la succession, le notaire me fait parvenir un document intitulé Réduction en Valeur de Libéralité, mentionnant l'intégralité du testament mais n'en retenant ensuite que la mention "légataire universel" pour procéder au calcul d'une indemnité de réduction de libéralité, considérer que je suis unique propriétaire du bien immobilier (excluant l'existence d'une indivision), me faire supporter la totalité du coût de l'attestation immbolière (à 10 % de la valeur du bien) et repousser toute demande de remboursement de quote-part sur les frais liés aux charges depuis le décés de notre parent.
Procéder à une réduction en valeur de libéralité aboutit à des parts il me semble équivalentes à un partage direct 1/3 réservataire, et 2/3. Je ne suis pas certain que la différence soit significative s'il y en a une.
En revanche cela a une incidence sur des frais supplémentaires m'incombant à moi seul :
- attestation immobilière
- charges immobilières
Représentant près de 10 000
Ma question est la suivante :
Compte tenu des termes du trestament qui attribue explicitement son tiers réservataire à Y, suis-je fondé à demander au notaire de bien vouloir reconsidérer l'interprétation qu'il en a faite et montrer que notre parent a voulu me désigner "légataire à titre universel de la quotité disponible" et non "légataire universel", car en contradiction avec les premières phrases. Et donc procéder à un nouveau décompte de la succession, sans réduction en valeur de libéralité, et partage de l'ensemble des frais.
Je vous remercie par avance pour vos réponses et conseils éclairés.
A aucun moment il n'est question de 100% de l'héritage ou de déshériter quiconque.
Le testeur n'a pas déshérité de réservataire puisqu'il écrit explicitement en toutes lettres lui attribuer la quotité disponible. La répartition 1/3 - 2/3 que vous mentionnez est bien celle que le testeur attribue. Je cite de nouveau le testament en entier ci-dessous.
Rambotte dans sa réponse du 11-08-23 à 19:11 écrivait d'ailleurs :
"Le testateur à attribué à l'un sa réserve, et à l'autre sa réserve et la quotité disponible. Le légataire est donc légataire à titre universel de la quotité disponible, et non légataire universel de la succession.
C'est la nature de ce qui est légué qui qualifie la réelle nature du legs, pas la croyance du testateur.
Dès lors il y a bien indivision 1/3 - 2/3 sur les biens de la succession, et donc le légataire n'a pas à prendre tout en charge. "
Or le notaire dit le contraire.
ll y a donc deux interprétations opposées :
- celle de Rambotte qui retient l'attribution explicite, de son tiers au réserataire
- celle du notaire, qui ignore cette attribution pourtant très claire et ne retient que la mention "légataire universel", contradictoire avec ce qui précède.
Le testament entier :
"Je soussigné M.B. né le... (...) établis mon testament de la façon suivante :
Mon fils Y, né le..., sera attributaire du tiers réservataire de mes biens.
Je lègue à mon fils Z, né le... la totalité du surplus, tant en réserve qu'en quotité disponible.
En conséquence il aura la qualité de légataire universel.
De plus je le nomme exécuteur testamentaire ainsi que mandataire successoral. Il aura ainsi la mission de prendre seul toutes les décisions nécessaires au règlement de ma succession : gérer les affaires courantes, payer les charges et les taxes, mener sur mes biens les actions conservatrices d'entretien et de disposition.
J'annule et révoque tout testament antérieur."
Je suis Z.
Suite à une question précédente sur ce même forum, deux experts sur ce forum m'avaient répondu que compte tenu des premières phrares attribuant à Y sa part réservataire et à Z sa part réservataire ET la totalité DU SURPLUS, il ne pouvait s'agir effectivement d'un legs universel et que la mention "légataire universel" relevait d'une erreur liée à l'ignorance du testeur.
A 5 jours de la signature de la succession, le notaire me fait parvenir un document intitulé Réduction en Valeur de Libéralité, mentionnant l'intégralité du testament mais n'en retenant ensuite que la mention "légataire universel" pour procéder au calcul d'une indemnité de réduction de libéralité, considérer que je suis unique propriétaire du bien immobilier (excluant l'existence d'une indivision), me faire supporter la totalité du coût de l'attestation immbolière (à 10 % de la valeur du bien) et repousser toute demande de remboursement de quote-part sur les frais liés aux charges depuis le décés de notre parent.
Procéder à une réduction en valeur de libéralité aboutit à des parts il me semble équivalentes à un partage direct 1/3 réservataire, et 2/3. Je ne suis pas certain que la différence soit significative s'il y en a une.
En revanche cela a une incidence sur des frais supplémentaires m'incombant à moi seul :
- attestation immobilière
- charges immobilières
Représentant près de 10 000
Ma question est la suivante :
Compte tenu des termes du trestament qui attribue explicitement son tiers réservataire à Y, suis-je fondé à demander au notaire de bien vouloir reconsidérer l'interprétation qu'il en a faite et montrer que notre parent a voulu me désigner "légataire à titre universel de la quotité disponible" et non "légataire universel", car en contradiction avec les premières phrases. Et donc procéder à un nouveau décompte de la succession, sans réduction en valeur de libéralité, et partage de l'ensemble des frais.
Je vous remercie par avance pour vos réponses et conseils éclairés.