Pour les vacances, mon CSE prévoit soit des chèques-vacances, soit un remboursement partiel des dépenses effectuées.
Dans les 2 cas, les conjoints (extérieurs à l'entreprise) ayant Droits ont droit aux mêmes avantages exactement que leur conjoint salarié (ouvrant droit). Cela représente environ 660/ personne et par an.
--> ne s'agit-il pas d'une discrimination envers les célibataires?
En effet, lorsqu'on parle de conjoint, sauf cas exceptionnels (ex=handicap), on parle de quelqu'un qui a déjà lui-même des revenus, un CSE et qui dans la majorité des cas partage votre loyer et vos charges diverses.
La personne célibataire, qui contribue autant que le salarié en couple aux budget du CSE, en bénéficie deux fois moins. C'est un traitement non seulement inégal mais inéquitable, car le coût de la vie est plus élevé pour un célibataire.
Cela ne choque pas mes collègues qui sont en couple, car le couple est la norme, mais je ne vois pas au nom de quoi le CSE devrait favoriser les salariés en couple au détriment des célibataires. Pourquoi ne pas répartir le budget par ouvrant droit salarié?
Je précise bien que je parle des ayant droits "conjoints" et non des enfants, car je comprends bien qu'un enfant n'a pas de revenu alors que le conjoint si.
Je ne vois pas pourquoi en tant que célibataire je serais "solidaire" des gens en couple pour leurs dépenses de vacances ou chèques cultures etc, ce ne sont pas des dépenses vitales et ils gagnent le double de moi tout en faisant des économies d'échelle notables.
J'essaye juste d'être rationnelle et je ne vois AUCUN argument pour donner le double d'avantages à un salarié en couple vs un célibataire.
Le CSE n'est pas un organisme de redistribution au barème indexé sur le salaire des salariés.
Vous ne contribuez pas personnellement au budget du CSE, c'est l'employeur qui verse une subvention, pas vous qui cotisez.
Tant que vous bénéficiez du même service que les autres salariés tout est légal.
Il n'y a pas de" solidarité" comme vous l'entendez.
Sinon, le salarié qui, pour une raison quelconque, ne part pas en vacances et ne recoit donc rien pourrait estimer qu'il est aussi victime.
C'est comme pour la sécu, celui qui cotise (là pour de bon) mais n'est jamais malade paie quand même les mêmes cotisations qu'un malade.
Cdt.
Bonjour,
Tout d'abord, merci pour votre réponse très rapide.
Néanmoins, je ne comprends aucune de vos explications.
1) L'employeur verse un pourcentage de la masse salariale, il verse donc la même chose que le salarié soit en couple ou célibataire.
A salaire équivalent, le salarié célibataire contribue (de façon indirecte via l?employeur) autant au budget du CSE que le salarié en couple, pour 2 fois moins d'aide dans le cas de mon CSE.
2) Célibataire, je ne bénéficie pas du même service que mes collègues en couple, je n?ai pas droits aux mêmes montants de chèques vacances ou remboursements ou chèques cultures etc.
3) Le salarié qui ne part pas en vacances ou ne souhaite pas acheter des chèques vacances à tarif réduit CHOISIT de ne pas bénéficier de la subvention du CSE. Personnellement je voudrais bien avoir 2 fois plus d?aide.
4) Votre comparaison avec la sécu ne tient pas : d'une part tout le monde y cotise individuellement (ici le conjoint extérieur ne participe d?aucune manière) et on ne choisit pas de tomber malade.
5) Là où je vous rejoins c?est sur l?absence de solidarité. A salaire équivalent les célibataires ont un niveau de vie 1.5 fois inférieur aux gens en couple. Que cela soit choisi ou subi, il n?y a pas de raison pour que le CSE vienne lui aussi appuyer sur la tête des célibataires et les enfoncer sans raison.
Je maintiens que c?est discriminatoire et rationnellement injustifiable, quels sont les recours possibles pour faire évoluer les choses ?
Cordialement,
Marie
"Je maintiens que c?est discriminatoire et rationnellement injustifiable, quels sont les recours possibles pour faire évoluer les choses ?"
C'est votre avis qui se respecte !
Pour faire évoluer les choses, il vous faut simplement vous présenter avec une liste de candidat, devenir majoritaire à la prochaine élection CSE et faire voter vos mesures plus justes selon votre point de vue.
Sinon, je confirme, ce type de critères est tout à fait légal et appliqué par la grande majorité des CSE.
Il en est de même, pour les prises en charge de voyages scolaires des enfants vis-à-vis des personnes n'ayant pas d'enfant. les prises en charges d'abonnements sportifs vis-à-vis des gens qui ne vont pas au sport, on oublie ceux qui ne vont pas au ciné alors que les places sont moins chères, etc.
Oui c'est de fait discriminatoire de manière directe ou indirecte, mais pas illégale pour autant. Le reste est l'application de décisions politiques du CSE de mettre en place tel ou tel avantage vis-à-vis de telle ou telle population.
Donc, le mieux est encore d'en être pour, si d'autres veulent bien vous suivre et les gens voter pour votre liste sur la foi de ce "programme", faire changer les choses.
Ah oui, le président du CSE est l'employeur, vous pouvez aussi lui présenter votre point de vue.
Mais le risque est de passer pour une personne égocentrée et incapable de vivre en société ni d'avoir la moindre solidarité.
Il pourra peut-être aussi vous expliquer que c'est exactement la même chose qui est appliquée par le gouvernement avec les couples mariés/pacsés vs les couples non mariés ou pacsés, qu'il en est de même pour les "avantages fiscaux" que peuvent obtenir les parents, etc.
Après, peut-être qu'il partagera votre point de vue et vous aidera lors des prochaines élections.
Où qu'il cherchera à se débarrasser vite de vous ! C'est au choix !
Tant que vous raisonnerez en recentrant tout sur votre unique personne et en persistant à penser que vous cotisez pour le CSE alors qu'il s'agit d'un versement de l'employeur on n'avancera pas.
Bien sur que si vous bénéficiez du même service.
Si dans un couple seul l'un d'eux participe à un voyage il aura la même subvention que vous, pas plus !
Et si vous allez au ski subventionné alors qu'un de vos collègues handicapé ne peut pas, vous allez trouver votre subvention injuste ?
Avez vous réfléchi qu'avec une seule subvention dans un couple, l'autre payant plein pot, cela peut rendre tout simplement impossible un voyage à deux ?
Merci pour votre réponse qui me laisse vraiment perplexe. N'y a-t-il que moi qui sache compter?
Prenons un couple, l'un travaille dans l'entreprise A et l'autre dans l'entreprise B, deux entreprises avec un CSE généreux, en particulier avec les couples.
Prenons un duo de deux célibataires l'un travaillant également pour A et l'autre pour B.
Supposons que les entreprises A et B subventionnent des chèques vacances ou remboursent un pourcentage des vacances et que ça revienne à un gain net de 660? pour un célibataire et 1320? pour un couple.
On a donc un couple, qui bénéficie chacun de 1320? soit 2640? en tout.
Et on a un duo qui bénéficie chacun de 660? soit 1320? en tout. La moitié. Du simple fait de leur situation familiale. Cela me semble être de la dscrimination. D'un point de vue légal.
Je ne porte aucun jugement de valeur ou moral sur aucune des personnes concernées.
N'hésitez pas à communique vos bonnes adresses où une nuit d'hôtel coûte exactement la moitié quand vous êtes célibataire par rapport à quand vous êtes en couple, à part les auberges de jeunesse où on réserve un lit simple dans un dortoir, je ne vois pas (et j'ai voyagé également). De plus les astuces de partage de connexion internet peuvent également s'appliquer à une personne en couple, c'est hors-sujet ici. Et dans une collocation, en général chacun à sa chambre, donc cela revient quand même plus cher que diviser le loyer d'un 2 pièces par 2. Et même si être en colloc permet d'atténuer ce niveau de vie plus bas, il n'explique pas de recevoir 2 fois moins de subvention de la part du CSE.
Même dans le cas d'un couple qui ne mutualise AUCUNE dépense, qui en vacances aurait chacun sa chambre simple etc, le salarié en couple bénéficierait de 2 fois plus d'avantages que le salarié célibataire de la même entreprise.
J'exclus les enfants de mon raisonnement car les enfants n'ont pas de revenus (le travail des enfants est interdit il me semble), mais le conjoint n'est pas un petit être à charge, c'est un adulte avec un revenu. J'exclus aussi le cas où le conjoint est handicapé car je sais très bien qu'en plus de générer une perte de revenu, un handicap entraine des dépenses supplémentaires.
Et de l'équité.
Il ne se rend pas compte qu'avec son raisonnement (totalement faux) un cadre gagnant deux fois plus que lui pourrait dire "Comment, M21c qui ne contribue que pour la moitié de ce que moi je "verse" a la même subvention que moi, c'est injuste".
Il y a des célibataires qui ont des revenus égaux ou supérieurs à celui de couples avec enfants.
Et même des couples avec enfants qui, malgré la "double" subvention, ne doivent certainement pas avoir les moyens de se permettre d'emmener tout le monde en vacances et restent à la maison...
M21c raisonne comme si le CSE était chargé de redistribuer une somme en tenant compte d'une équité totale (d'ailleurs impossible à réaliser) en oubliant totalement le rôle d'un CSE et les difficultés à contenter tout le monde.
Je cloturerais pour ma part cette discussion en souhaitant à M21c de trouver l'âme soeur qui en plus lui fera beaucoup d'enfants, lui permettant ainsi de bénéficier des largesses de son CSE.
Cdt.
j'exclus les enfants de mon raisonnement car ils n'ont pas de revenu et bénéficient également de chèques vacances.
Mon raisonnement c'est que l'attribution des avantages CSE type chèques vacances sur le critère du statut célibataire/couple est discriminant.
Quand on ne peut pas être équitable (le CSE ne peut pas tenir compte de toutes les situations personnelles), on peut tâcher d'être égalitaire : pourquoi ne pas redistribuer l'enveloppe qui sert aux salariés & à leurs conjoints également entre tous les salariés, sans tenir compte des éventuels conjoints? Je rappelle que les enfants donnent aussi droits à d'autres chèques vacances que je ne remets absolument pas en question. Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi mon CSE va subventionner deux fois plus un autre salarié, sous pretexte qu'il est en couple. Si encore le fait d'être en couple générait des dépenses supplémentaires, cela pourrait éventuellement se justifier. Mais c'est tout le contraire, dans le cas général cela etraine des économies d'échelles. Donc où est la logique et la justice de donner 2 fois plus à un salarié en couple?
En tout cas votre conclusion montre à quel point vous êtes bloqué dans une vision moralisatrice et méprisante des célibataires. Et vous trouvez normal que certains CSE (dont le mien) les discriminent parce que c'est bien aux CSE de porter un jugement de valeur sur la situation conjugale des salariés. Un salarié célibataire bénéficie de la moitié des avantages d'un salarié en couple, quoi de plus normal, qu'il se mette en couple si ça lui pose un problème.
C'est tellement absurde. Le vilain célibataire égocentrique et individualiste qui doit avoir moins par personne que tout le monde contre le gentil couple qui doit bénéficier de deux fois plus de subvention par personne parce que bah... le couple c'est bien, c'est la norme.
Je ne vois pas en quoi étaler votre vision individualiste du monde changera quoi que ce soit à la réponse juridique donnée.
Tout comme la solution : créer une liste et vous présenter puis vous faire élire.
Du coup, vous vous présentez quand, avec qui et sur quel programme ?
Cdt
Vous me dites que c'est légal mais vous me dites aussi que vous trouvez normal de pénaliser un salarié sur la base de son statut conjugal, sans aucune justification rationnelle. Désolée de ne pas partager votre vision individualiste du monde.
Question innocente, est-ce que le principe en termes de subventions par un CSE n'est pas d'une certaine façon approchant de celui qu'applique à l'impôt la Direction Générale des Finances Publiques, puisqu'il est sujet en quelque sorte de prendre en compte un quotient familial de l'ouvrant droit ?
Du temps où l'on ne parlait pas encore de CSE mais de comité d'entreprise cette notion familiale était d'ailleurs inscrite dans le Code du travail puisqu'il entrait dans les attributions du comité de gérer les activités sociales et culturelles dans l'entreprise au bénéfice des salariés ET de leur famille.
Enfin, sur la notion de discrimination, le fait de discriminer n'implique pas forcément une illégalité, il existe des catégories de discrimination prévues par loi et par conséquent légales.
cordialement
zen maritime