- soit rédiger un avis d'aptitude auquel il peut joindre un document avec des recommandations de mesures adaptées à l'état de santé, on parle d'aptitude au poste sous conditions, par exemple sous réserve d'allègement de la charge de travail ou d'aménagements du poste
- soit rédiger un avis d'inaptitude assorti d'indications pour un reclassement à un autre poste
- soit rédiger un avis d'inaptitude assorti d'une dispense d'obligation de reclassement par l'employeur
voir : https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf?id=wymF3hLcoxyMCD02wMNhdqE7zNsiFZL-4wqNyqoY-CA= cordialement zen maritime
Merci pour votre réponse. Dans mon cas, je ne peux plus travailler à mon poste, je ne peux donc pas avoir d'aménagement. Je dois être reclassé. Je ne comprends donc pas pour l'avis d'aptitude prononcé.
A ma connaissance un reclassement à un autre poste ne sera recherché par l'employeur que si le médecin du travail vous déclare inapte à votre poste actuel, en précisant à l'employeur les caractéristiques d'un poste qui serait mieux adapté à votre état de santé
Mais s'il a rédigé un avis d'aptitude, votre employeur n'a pas à vous changer de poste, simplement à prendre en compte les éventuelles propositions d'aménagement des conditions de travail à ce poste
Revoyez cela avec votre médecin du travail, si besoin en demandant à le revoir au sujet de votre aptitude/inaptitude (art. R4624-34 du code du travail sur le droit du salarié d'obtenir une visite à sa demande)
Merci, c'est bien ce qu'il me semblait. Sans avis d'inaptitude, pas de reclassement à un autre poste. Il y a bien une incompréhension, en effet, je vais revoir ça avec le médecin.
J'ai une autre question. Si un avis d'inaptitude est pononcé, comment cela se passe t'il ? Si j'ai bien compris, le contrat est suspendu et il n'y a pas de rémunération pendant un mois. Donc cela veut dire que le mois ne sera jamais dû par l'employeur quoiqu'il arrive ?
Oui, l'employeur dispose légalement d'un mois au maximum à compter de la date où le médecin a rendu l'avis d'inaptitude, pour soit proposer un reclassement soit à défaut engager un licenciement, et si ce n'est fait au-delà d'un mois il doit recommencer à payer le salarié comme si celui-ci retravaillait.
Pendant le mois non payé il est assez courant que le salarié soit remis en arrêt par son médecin traitant pour toucher au moins des IJSS, l'Assurance Maladie ne semble pas trop regardante sur cette pratique de complaisance
Comme le souligne Math, c'est différent en cas d'inaptitude de cause professionnelle (accident de travail, maladie professionnelle) le salarié peut en effet bénéficier dans ce cas de l'ITI (indemnité temporaire d'inaptitude)
Dans mon cas, il ne s'agit pas d'une maladie professionnelle et ne nécessite pas forcément un arrêt maladie. Je comprends donc que pendant un mois, je vis sans salaire. Il n'y a pas d'autres options possibles.
Concernant, la procédure pour la décision d'inaptitude, est-ce qu'il y a obligatoirement 2 rendez-vous avec le médecin du travail avant que celui-ci ne statue ?
Lecture pour vous : https://travail-emploi.gouv.fr/sante-au-travail/suivi-de-la-sante-au-travail-10727/article/la-reconnaissance-de-l-inaptitude-medicale-au-travail-et-ses-consequences
Si vous êtes "apte" (avec réserves ou recommandations) vous pouvez travailler durant le mois pendant lequel votre employeur va chercher un poste sur lequel vous reclasser...
Oui j'ai bien compris mais dans mon cas, je suis apte mais je dois être reclassé à un autre poste. Je vais revoir ça avec le médecin.
Je voulais également savoir, comment se passe la procédure pour la décision d'inaptitude, est-ce qu'il y a obligatoirement 2 rendez-vous avec le médecin du travail avant que celui-ci ne statue ?
Je suis passée par là. J'étais suivi par le Ciamt et j'ai été plutôt rassurée.
Ils éditent un point sur la prévention : https://www.ciamt.org/prevention-des-risques-professionnels/ qui fait le point sur ces questions légitimes et essentielles pour les salariés.