Immobilisation d'un véhicule en attente de jugement

Bonjour à vous,

je sollicite vos connaissances pour un ami :

En septembre 2025, il a commis des infractions routières, permis suspendu administrativement pour 6 mois, saisie administrative du véhicule, jugement prévu en mai 2026. Pour le moment rien à dire : infraction = sanction.

Il vient de réaliser les démarches pour récupérer son permis, c’est fait.

Or avec la grève des avocats, il vient de recevoir par simple mail un report d’audience à mars 2027.

On commet un vol, une agression où je ne sais quoi, qu’on soit jugé en 2026 ou 2027 ne changera pas grand chose en soit. Mais là ça apporte un préjudice puisque :

  • il n’aura plus de voiture pendant encore un an (il vient de finir sa reconversion et est en recherche de travail donc c’est évidemment préjudiciable) ;
  • il devra payer les frais de fourrière ;
  • potentiel dégradation du véhicule en restant 1an et demi sans bouger.

Le premier jugement arrivait après 8 mois, ce qui correspondait globalement à la période de suspension, il y avait une « logique » dans la sanction.

Autant je suis le 1er à dire que si le tribunal décide de saisir la voiture tant pis il pour lui, autant imposer un délai de 1 an et demi avant le dit jugement me parait abérent et pénalisant. Y a t’il un moyen de faire un recours ? De récupérer le véhicule quitte à ce qu’il soit ressaisi au moment du jugement ? De demander le remboursement des frais de fourrière ?

Je reste à votre disposition pour tout complément d’information et vous remercie d’avance pour vos retours.

Bonjour,
Pas grand-chose à faire face à l’engorgement des tribunaux au pénal.

Votre ami peut éventuellement tenter un recours devant le tribunal administratif pour se faire indemniser d’un éventuel préjudice, mais ce n’est pas évident, car il est quand même la première cause de sa situation (et « nul ne peut se prévaloir de sa turpitude » : il n’est pas évident de faire valoir un préjudice qu’on subit à cause d’une infraction qu’on a commise).

L’autre difficulté est qu’une audience un an et demi après les faits, ce n’est pas du tout une anomalie au pénal. C’est même plutôt rapide.

On commet un vol, une agression où je ne sais quoi, qu’on soit jugé en 2026 ou 2027 ne changera pas grand chose en soit.
Ben quand on finit condamné à une peine restrictive de liberté trois ou quatre ans après les faits, alors qu’on s’est soigné, qu’on a trouvé un travail ou eu un bébé ça change quand même la donne.

C’est encore pire pour les victimes, quand il y en a.

Quelle est l’infraction ayant entraîné la mise en fourrière du véhicule ?